Le français évolue : le franglais

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Au XXe siècle, la langue qui influence le plus le français est l'anglais.

Parmi les emprunts récents et entendus quotidiennement, il y a flipper, "être angoissé", speeder "être nerveux et pressé", faire un break "faire une pause".
De même, on remarque l'hégémonie anglo-américaine dans le domaine des vêtements : le maillot de corps devient T-shirt; le pantalon, jean; la veste, blazer; le chandail, pull;…
D'autre part, certains mots qui en ont l'apparence, ne sont pas forcément anglais : lifting est incompréhensible pour un anglophone (lifting se dit "face lift" en anglais), de même que footing, parking, zapping,…sont des purs produits de la langue française !

Mais l'entrée de ce flot ininterrompu de mots anglo-américains dans la langue française, n'est pas sans provoquer de nombreuses réactions; et le débat sur les termes anglais dans le français, fait encore des remous. En effet, faut-il rejeter ces mots sous prétexte qu'ils dégénèrent le français? Ou au contraire penser qu'ils l'enrichissent?

On trouve tout d'abord les partisans d'une langue française "épurée" de ces termes anglais. Dans "Parlez-vous franglais?", Etiemble en 1964, mène un réquisitoire contre l'envahisseur. De même, en 1975, puis en 1995 (avec M Jacques Toubon ),des lois furent votées, interdisant l'usage des mots anglais dans le vocabulaire officiel, traduisant systématiquement en français les termes étrangers (casting redevenait "distribution",…).

* A l'opposé, J-L Chiflet (dans "Sky Mr Allgood !" ), par exemple, démontra le ridicule de ces traductions; en voici quelques exemples de mots anglais, et de ce que donnerait leur traduction :

CLUB >>GOURDIN
Je l'ai draguée dans un night-club. 
Je l'ai draguée dans un gourdin de nuit.
COVER >> COUVRIR
Ces covers-girls sont souvent nues 
Ces filles couvertes sont souvent nues
LOFT>>SOUPENTE
Ils habitent dans un superbe loft. 
Ils habitent dans une superbe soupente.
RANCH >>CABANE
Il a 14000 bisons dans son ranch 
Il a 14000 bisons dans sa cabane

Face à cette polémique, d'autres proposèrent de "franchiser" ses termes, comme ont l'habitude de le faire les Québécois ("e-mail" est, par exemple, devenu "courriel" de "courrier électronique" ), ou bien considérèrent l'apport anglophone comme une richesse pour la langue française elle-même formée de termes d'horizons divers.

De plus, si le français utilise beaucoup de termes anglais, il faut tout de même faire remarquer que les Anglais, eux, utilisent encore plus de mots français (plus de1500, comme "rendez-vous", "chic", "déjà vu", "voilà",…). Ainsi, le "frenglish" est tout aussi puissant et envahisseur que le franglais !

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